• Les ateliers du dimanche 

Ces ateliers sont conçus pour donner des pistes d'écriture de façon à ce que chacun-e puisse être sur le chemin menant à son écriture singulière. Nous tentons et manipulons différents outils propres au récit (qu'il soit récit de vie, récit poétique, récit urbain ou autobiographie) : le lieu, le narrateur, les points de vue et leurs variations, le monologue, les dialogues, les temps du récit, etc. Nous sommes invité-e-s à expérimenter certaines voies déjà empruntées dans la littérature, à en faire surgir d'autres, à nous laisser guider par notre intuition. Les ateliers sont animés en alternance par Francis Coulaud et Noëlle Mathis.

• Les ateliers hebdomadaires

Le lundi soir / jeudi soir : Devant la page blanche, nous sommes pris d'un vertige. Quelque chose souvent nous empêche de lâcher le premier mot. Il y a pourtant, au fond de nous, cette voix qui veut dire, qui cherche la lumière de la page. Une voix, une langue, comme étrangère, qui veut s'écrire, et s'écrire encore. L'atelier a pour unique destination l'écoute et la reconnaissance de cette voix et des voies qu'elle emprunte en chacun-e. Il est le lieu d'une mise à jour collective des outils de cette reconnaissance ; outils possiblement recyclables hors de l'atelier, de retour dans nos temps et nos projets d'écriture respectifs. Les ateliers sont animés par Francis Coulaud, auteur-comédien.

Le mardi après-midi : « On croit qu'on va faire un voyage et bientôt c'est le voyage qui vous fait ou vous défait » (Nicolas Bouvier). Nous possédons toutes et tous une valise ou un sac fétiche, nous sommes empreints de trajets rituels, nous avons collectionné des petits bouts de souvenirs ici et là dans les lieux que nous avons foulés. Chaque voyage a imprimé en nous des visages, des émotions, des creux. Chaque rencontre a laissé une trace aussi subtile soit-elle. Dans cet atelier, nous explorons, à travers une écriture de soi, des parcelles de notre vécu, nos rencontres, nos rêves et les expériences sensibles de nos voyages. Les ateliers sont animés par Noëlle Mathis.

• Les stages

Écrire à l'image : Dans un va-et-vient d'inspirations réciproques, l'atelier croisera nos écrits et les images d'un photographe : inspirés par ses images, nous écrirons ; nos écrits lui inspireront d'autres images, qu'il ira recueillir en Iran, sur lesquelles nous pourrons à nouveau écrire ...
La photo-graphie est écriture avec la lumière ; l'écriture est mouvement de l'esprit et du corps. Le thème "lumière et mouvement" guidera nos écritures. Les ateliers sont co-animés par Noëlle Mathis et François Diot, photographe.

Main

« Le jour où l'homme, surprenant la lumière en travail,
a inventé un miroir qui se souvient,
il a découvert, par la photographie, la loi de la parole ».


Ernest Hello



A la croisée des langues : Nous parlons tous plusieurs langues, que ce soit celle des quartiers, celle de l'enfance, celle d'aujourd'hui au croisement de différents groupes sociaux et culturels, celle que l'on a apprise, chantée, dansée et que l'on nomme parfois "étrangère" et puis il y a aussi celle qui cherche à grimper le puits de l'oubli. Ce stage sera une exploration des écrits plurilingues, sans attente qu'aucune de ses langues ne soit "maîtrisée". Au contraire, l'intention sera de libérer joyeusement son répertoire de langues pour faire entendre une voix plurielle et unique.

Corps-écrit : « Quelque chose se passe. Ou rien ne se passe. Un corps entre en mouvement. Ou reste immobile. S'il se meut, quelque chose commence. S'il reste immobile, quelque chose commence aussi » (Paul Auster). Avec les ateliers Corps-écrit, nous convoquons la mémoire du corps, l'empreinte de son passage dans différents territoires, les émotions permettant un élan de l'intérieur vers l'extérieur. Grâce à l'écriture, la peinture, le dessin, le mouvement, les positions assises, debout et allongées, nous explorons ce grand trésor qu'est le corps avec les sensations qui surgissent aux intersections entre pratiques littéraires et celles d'art plastique. Les ateliers sont co-animés par Séverine B, plasticienne, et Noëlle Mathis.

Main

« Il faut vivre l’ombre comme un fruit,
mais la vivre du dedans,
comme on vit sa propre voix. ».


Roberto Juarroz



Passage(s) : Écrire, comme passer, comme faire passer.
Écrire, comme passer et repasser possiblement par le même endroit. Et à chaque fois le sentir passer.
Écrire. Chaque mot à la fois comme un passe-partout, un droit de passage, un passeur, un passant, une passade... Chaque mot, seuil et porte, ouvert et fermé, accès ou interdit, demande et aide.... Chaque mot, présent d'un passé.
Écrire... Quelque chose se passe...


Au cours de cet atelier, nous emprunterons (ensemble et chacun-e) ces passages que l'écriture révèle pour y rencontrer nos propres langues, poétiques donc singulières. L'atelier est grand ouvert. Il est avant tout un lieu de pratique et d'expérimentation. C'est-à-dire qu'iI n'est pas nécessaire d'avoir une grande expérience de l'écriture pour y participer... Le stage est animé par Francis Coulaud, auteur-comédien.

Ecrire l'hiver en raquettes : Ce stage d'hiver est une tentative de se rapprocher de la trace, de l'empreinte, des lignes, dans des paysages couverts de blanc et d'impressions vives. Les matinées sont réservées à des randonnées en raquettes sur des sentiers en partance du gîte, avec quelques prises de notes courtes, et les après-midis à des écritures plus longues et des mises en forme en intérieur. Les ateliers à l'extérieur et à l'intérieur sont animés par Noëlle Mathis.

• Roots de voyage

A travers des déambulations urbaines dans Marseille et ses nombreux quartiers, la journée à l'extérieur dans la ville permet au paysage et à ses aspérités de devenir le narrateur d'un récit à construire. Noëlle Mathis et Séverine B. se passent le relais et vous accompagnent pour découvrir des lieux souvent à re-découvrir, avec parfois la compagnie d'un spécialiste anthropologue, poète paysagiste, architecte ou encore philosophe. Nous écrivons au rythme de la marche, sur des bancs, au pied d'églises ou dans les PMUs du quartier.


Corteccia

Écrire en atelier, c’est :

Partager des propositions d’écriture communes. S’inspirer d’auteurs contemporains d’origines diverses. Écrire ensemble autour d’une table, sur un coussin ou sous un arbre. Suivre l’élan des mots qui surgissent toujours par surprise. Choisir d’écrire en langues « étrangères » si l’on peut, si l’on veut. Échanger les rires. Ressentir l’émoi du texte lu pour la première fois. Prendre conscience de sa singularité. Rencontrer la voix de l’autre. Accepter l’étrangeté d’être compris... ou pas. Offrir des retours avec bienveillance.

« Les mots savent ce que nous ignorons d’eux ».
René Char